MÉMOIRE DU DIPLÔME
MASTÈRE
SERVICES PUBLICS
Un espace public se définit comme un lieu accessible à tous, appartenant à la collectivité ou géré par une communauté. Il est souvent perçu comme un espace neutre, où chacun peut circuler et interagir librement, mais cette vision idéale est nuancée par des réalités historiques et sociales. Contrairement à l’espace privé, qui relève de la propriété individuelle ou d’un groupe pouvant en restreindre l’accès, l’espace public se distingue par sa vocation collective.
L’accessibilité est élément clé de l’espace public, ces lieux se doivent de permettre l’inclusion et la mixité sociale. De plus, les enjeux de l’accessibilité de la voirie et des espaces publics sont primordiaux, car ils concernent non seulement le quotidien des personnes handicapées, mais également celui de l’ensemble de la population qui peut ainsi bénéficier d’une meilleure qualité d’usage. L’espace public n’est pas une réalité figée, mais un concept en évolution, influencé par les normes sociales, culturelles et économiques.
ACCESSIBILITÉ ET INÉGALITÉS
L’accessibilité des espaces publics est souvent relative. Par exemple, les places européennes, considérées comme des espaces publics emblématiques, sont inégalement accessibles en fonction du capital spatial des individus (leur capacité à se déplacer ou à se sentir en sécurité). Des populations comme les sans-abri ou les femmes, en raison de leur genre, peuvent voir leur usage de ces espaces limité par des politiques ou des comportements discriminants.
LES ESPACES PRIVÉS AU SERVICE
DU PUBLIC
Dans les villes contemporaines, certains espaces privés tendent à remplir des fonctions traditionnellement associées aux espaces publics. Les centres commerciaux, les malls ou encore les cafés deviennent des lieux de rencontre, de socialisation et parfois de diversité sociale.
Ces lieux, souvent climatisés, sécurisés et accessibles, attirent une population variée et offrent des opportunités de coprésence qui rappellent celles des places publiques. Ces lieux incarnent une vision de la ville néolibérale, où les espaces de vie collective sont de plus en plus privatisés. En déléguant aux entreprises la gestion d’espaces fréquentés par tous, les villes renforcent leur dynamique.
Les espaces privés jouant le rôle d’espaces publics peuvent avoir des avantages. Ils répondent parfois à des besoins non couverts par les espaces publics traditionnels, en offrant des infrastructures modernes, accessibles et adaptées (accès Wi-Fi, sécurité, confort) notamment pour les populations urbaines.
VARIABILITÉ DES USAGES ET
DES FORMES
La définition de l’espace public varie également selon les usages et les pratiques culturelles. En Chine, les ruelles prolongent la maison et jouent un rôle collectif, tandis que dans d’autres cultures, les églises, les marchés ou encore des lieux ruraux comme les forêts deviennent des espaces publics essentiels.
En France, les valeurs du service public sont les
suivantes :
• Continuité du service public.
• Égalité de tous devant le service public.
• Adaptabilité aux besoins des usagers
• La neutralité et la laïcité
ARCHITECTURE ET DESIGN
Créer des espaces publics en architecture consiste à imaginer et construire des lieux urbains ouverts et pratiques, comme des bâtiments officiels, des ponts, des places, des parcs ou des stations de transport. Ces espaces doivent être accessibles à tous et adaptés aux besoins de la communauté.
Les espaces publics ont pour objectif d’être inclusifs et de favoriser les interactions sociale. Ils jouent un rôle essentiel dans la vie collective, car ils permettent aux habitants de se rencontrer et reflètent souvent l’histoire et la culture de la ville où ils se trouvent.

L’importance de ces espaces se trouve dans leur capacité à répondre aux besoins sociaux, économiques et environnementaux. Ces architectures doivent prendre en compte des facteurs tels que la sécurité, l’accessibilité et la durabilité afin de créer des environnements qui durent dans le temps et améliorent la coexistence. Dans ce contexte, les matériaux choisis jouent un rôle crucial pour assurer la durabilité et la fonctionnalité de ces espaces. La conception des espaces publics dans l’architecture joue un rôle clé dans le développement de villes plus inclusives et durables.
ÉVOLUTION DE L'ARCHITECTURE URBAINE
Depuis cinquante ans, l’architecture urbaine a beaucoup changé, avec l’apparition de nouvelles tendances modernes. Les architectes d’aujourd’hui cherchent à concevoir des bâtiments à la fois pratiques et beaux. Par exemple, les constructions respectueuses de l’environnement sont de plus en plus courantes pour répondre aux préoccupations écologiques. Les progrès technologiques ont également transformé les villes. Les architectes utilisent désormais des outils comme la domotique ou des matériaux innovants pour rendre les bâtiments plus économes en énergie et plus confortables pour les habitants.

S'ADAPTER AUX BESOINS DES HABITANTS
Un autre aspect important de cette évolution est l’adaptation de l’architecture aux besoins des habitants et des villes. Les espaces publics sont réaménagés pour être plus conviviaux et encourager les échanges entre les gens, ce qui améliore la qualité de vie. Par exemple, de nombreuses villes créent des parcs et jardins accessibles à tous pour favoriser le bien-être physique et mental. De plus, les projets architecturaux intègrent davantage de diversité sociale et culturelle. On voit apparaître des quartiers mixtes qui combinent logements, commerces et espaces culturels. Ces endroits dynamiques permettent à différentes communautés de vivre et d’interagir ensemble de manière harmonieuse.
En conciliant cadre studieux et espaces d’échange, les learning centers permettent de dépasser la simple consultation documentaire pour devenir des lieux de vie universitaire, de sociabilité et de créativité. Ils répondent ainsi à une demande forte des étudiants pour des environnements motivants et flexibles, adaptés à des pédagogies centrées sur l’apprentissage actif et à une sociabilité accrue. Cette transformation des bibliothèques en learning centers illustre leur capacité à se réinventer pour accompagner les évolutions pédagogiques et numériques des établissements d’enseignement supérieur

THÉMATIQUE
L’évolution des bibliothèques universitaires en France, marquée par leur rôle central dans le soutien à la recherche et à la formation, répond de manière croissante aux besoins diversifiés des étudiants, notamment avec l’arrivée des learning centers. Ces espaces, hybrides entre bibliothèque traditionnelle et lieu d’apprentissage collaboratif, incarnent une réponse aux attentes contemporaines des usagers : accès à des ressources numériques performantes, disponibilité d’espaces de travail modulables et intégration de technologies favorisant l’interdisciplinarité et l’innovation.
Le concept de «Learning Center» ne s’oppose pas à celui de bibliothèque, il le prolonge : il s’agit de concevoir la bibliothèque comme lieu d’apprentissage, de connaissances et de vie, et non seulement comme lieu de ressources.

Les Learning Centers se positionnent comme un outil clé pour accompagner les évolutions de l’enseignement supérieur. Ils s’adaptent aux besoins des nouvelles générations d’étudiants, qui attendent flexibilité, accessibilité, et personnalisation des services.
En mettant l’accent sur la réussite des étudiants, ces espaces favorisent :
• La collaboration entre étudiants, enseignants et professionnels.
• L’accès à des ressources pédagogiques diversifiées, physiques et numériques.
• L’acquisition de compétences pratiques, technologiques et organisationnelles.
Le modèle des Learning Centers reflète ainsi une transformation culturelle des bibliothèques : d’un lieu de consultation et de silence, elles deviennent des espaces dynamiques et polyvalents, conçus pour la vie et l’apprentissage en communauté. L’émergence des Learning Centers montre comment les bibliothèques s’adaptent aux évolutions sociales et technologiques. Elles ne sont plus uniquement des lieux de consultation, mais deviennent des espaces de vie et d’apprentissage pour répondre aux attentes des étudiants modernes : flexibilité, autonomie, et interaction.
Le concept continue de s’étendre, notamment en France, où il est intégré dans les politiques d’enseignement supérieur. Les Learning Centers posent ainsi les bases d’une nouvelle génération d’espaces publics, au service de l’éducation et de la communauté. Aujourd’hui, la postmodernité nous montre que les valeurs du privé tendent à pénétrer la sphère du public. La ligne de démarcation entre vie privée et vie publique s’estompe et ceci a des conséquences sur les institutions que sont les bibliothèques.

Les learning centers représentent une évolution importante des espaces d’apprentissage dans l’enseignement supérieur, répondant aux besoins d’étudiants en quête d’espaces flexibles, technologiques et collaboratifs. Ces centres combinent ressources physiques et numériques, et favorisent un apprentissage autonome ou en groupe, tout en soutenant des pratiques pédagogiques innovantes et l’interdisciplinarité. Ils deviennent des lieux clés pour la concentration, la collaboration et l’accès à des ressources variées.
Ces espaces s’inscrivent dans une transformation plus large des méthodes pédagogiques, orientées vers un apprentissage plus autonome et mobile, grâce à l’intégration de technologies modernes. En offrant un accès constant aux ressources en ligne et en soutenant la recherche et la formation continue, les learning centers facilitent la démocratisation des savoirs et améliorent la qualité de l’enseignement. Ils sont un levier pour l’évolution des pratiques éducatives et favorisent la création de communautés d’apprentissage inclusives.
Dans les écoles d’art et de design, un learning center spécialisé pourrait être un atout majeur en offrant des espaces adaptés aux besoins créatifs des étudiants, intégrant ateliers numériques, zones de recherche et équipements spécifiques. Un tel centre stimulerait la créativité, encouragerait l’interdisciplinarité et offrirait des environnements de travail propices à l’innovation, tout en répondant aux exigences uniques des écoles d’art et de design. Ce type de structure deviendrait ainsi un moteur essentiel pour l’apprentissage et la recherche dans ces domaines.
ACTEURS DU PROJET
COMMANDITAIRE
La Ville de Lyon est l’une des grandes métropoles françaises, située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, reconnue pour son dynamisme économique, culturel et éducatif. Capitale des Gaules, elle possède une riche histoire et une identité culturelle forte, qui en font un acteur clé de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Lyon se distingue par son engagement envers la modernisation de ses infrastructures éducatives et de ses services publics, et elle soutient des projets qui favorisent l’accessibilité à la culture, l’éducation, et la transition numérique.
Dans ce contexte, la Ville de Lyon a mis en place plusieurs initiatives pour moderniser et rénover ses espaces éducatifs, et soutenir l’émergence de nouveaux modèles pédagogiques. Elle est particulièrement impliquée dans les domaines de la culture, du design et des arts, contribuant activement à la création d’espaces favorisant l’innovation et l’interdisciplinarité.
À travers des projets comme celui du learning center, la ville cherche à répondre aux besoins de la population étudiante et à soutenir le développement de nouvelles formes d’apprentissage au sein de ses établissements d’enseignement supérieur, notamment dans les écoles d’art et de design.
Son rôle dans ce projet consiste à financer et accompagner la mise en place d’un learning center au sein
des institutions universitaires d’Art et de Design, en cohérence avec ses politiques publiques visant à renforcer l’attractivité et la compétitivité de son territoire. Par son engagement, la Ville de Lyon œuvre pour une éducation plus inclusive, moderne et en phase avec les évolutions technologiques, soutenant ainsi les acteurs de l’enseignementdans la formation des talents de demain.


AUTRES FINANCEMENTS ET PARTENAIRES

RÉGION ACADÉMIQUE AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Le recteur de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes est le recteur de l’académie de Lyon. Il est assisté d’un recteur délégué en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.
RÉGION AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
La Région finance des aménagements au titre de sa compétence en aménagement du territoire.
NEWS TANK : ÉDUCATION ET RECHERCHE
Le secteur éducation-enseignement supérieur-recherche-innovation (EESRI) constitue, agrégé, de loin le premier poste de dépenses de l’État. Deux des principaux groupes mondiaux d’enseignement supérieur privés sont français et le secteur est particulièrement dynamique. Avec News Tank, dont le slogan est «Décider en toute connaissance», il s’agit de réinventer le concept d’agence d’information à l’heure des data et de l’explosion d’une offre de qualité hétéroclite sur le web.
PROGRAMME
UN PROJET PROFESSIONNEL ET PERSONNEL
En tant qu’étudiant en Master 2, j’ai réalisé que l’acte créatif et la pensée créative doivent impérativement être connectés à un profond désir personnel. Ce projet de fin d’études représente pour moi une passerelle essentielle entre mon parcours académique et le début de ma carrière professionnelle. Il incarne le besoin de traduire mes aspirations personnelles en un projet concret et potentiellement réalisable dans le monde réel.
LA PASSERELLE - UN LEARNING CENTER INNOVANT
Après avoir analysé les besoins des étudiants et l’évolution des bibliothèques universitaires, ce projet vise à concevoir un learning center innovant dédié aux écoles d’art et de design. Ce lieu hybride, pensé comme une réponse aux enjeux contemporains, fusionne fonctions documentaires, pédagogiques et sociales. Il s’agit de proposer un espace inclusif, collaboratif et stimulant, où les étudiants peuvent apprendre, créer et échanger. En intégrant des contraintes liées au service public, ce projet pousse à relever des défis, en concevant un espace à la fois fonctionnel et inspirant, au service de la communauté étudiante et des futurs professionnels du design.
La Passerelle s’inscrit dans une volonté de répondre aux besoins évolutifs des étudiants tout en repensant les bibliothèques universitaires à travers le prisme de l’art et du design. Face aux attentes actuelles des usagers, notamment en termes d’espaces de travail adaptés, de ressources numériques accessibles et de lieux favorisant les interactions sociales et intellectuelles, ce learning center se veut une réponse innovante. Il dépassera la fonction traditionnelle de stockage et de prêt de documents pour devenir un espace hybride, à la fois lieu d’apprentissage, de création et de rencontre.
Parallèlement, ce learning center sera aussi un lieu de médiation culturelle et de transmission des savoirs. Il proposera un programme varié d’expositions, de conférences et d’ateliers en lien avec l’art et le design, afin de favoriser les échanges entre étudiants et professionnels du secteur. Ces activités enrichiront les apprentissages et permettront d’ancrer ce lieu dans une dynamique collaborative et interdisciplinaire, essentielle aux écoles d’art et de design tout en soutenant l’innovation et l’excellence académique.
Mon projet intègre un espace de monstration où les étudiants en art et design pourront exposer temporairement leurs travaux, favorisant ainsi les échanges et la mise en valeur de leur créativité. Cet espace répond au besoin fondamental des étudiants de gagner en visibilité et de s’inscrire progressivement dans le monde professionnel. En complément, des rencontres avec des professionnels, sous forme de speed dating ou d’ateliers, permettront aux étudiants de commencer à se constituer un réseau, de bénéficier de conseils et d’effectuer leurs premiers pas dans leur domaine. Enfin, pour prolonger cet engagement, des étudiants pourraient intervenir dans des lycées afin de transmettre leur passion et de créer des ponts entre les générations, renforçant ainsi la connexion entre la formation, la professionnalisation et le monde extérieur.
OBJECTIFS DU PROJET
• Concevoir un espace innovant, hybride et adapté aux besoins des étudiants en art et design.
• Offrir des infrastructures favorisant à la fois l’apprentissage, la création, l’échange et la professionnalisation.
• Développer un lieu inclusif qui serve de pont entre les étudiants, les professionnels et les institutions publiques.
UN CENTRE NEVRALGIQUE POUR NEWS TANK
Dans le cadre de ce projet, l’un des investisseurs est News Tank Éducation et Recherche, un think tank innovant spécialisé dans les domaines des médias et de la recherche. Ce groupe disposera de locaux adaptés à ses activités, ce qui explique son installation au sein du même bâtiment que la Passerelle. Leur mission est de
relier les acteurs du secteur éducatif et de la recherche en les informant de manière précise, neutre et réactive, tout en favorisant les échanges, la prise de décision éclairée et l’innovation. En partageant l’espace avec le learning center, News Tank Éducation et Recherche contribuera à renforcer les synergies entre le monde universitaire, les professionnels et les étudiants, en incarnant une véritable passerelle entre la connaissance et son application concrète.
CAHIER DES CHARGES
Ce learning center sera structuré autour de zones différenciées pour répondre à la diversité des pratiques et des besoins. Des espaces silencieux offriront un cadre propice à la concentration et à l’étude individuelle, tandis que des ateliers collaboratifs permettront aux étudiants de travailler en groupe sur des projets artistiques ou de design. Des studios équipés de technologies adaptées, tels que des imprimantes 3D, des tablettes graphiques ou des outils de réalité virtuelle, seront dédiés à l’exploration créative et à la production. Chaque zone sera pensée pour stimuler l’inspiration, avec un design intérieur soigné, intégrant des matériaux chaleureux, une lumière naturelle abondante et une ergonomie optimisée.
Apprentissage et création : offrir des espaces polyvalents adaptés aux différents processus créatifs et pédagogiques.
Visibilité et échanges : permettre aux étudiants d’exposer leurs projets et de nouer des liens avec des professionnels.
Professionnalisation : organiser des activités comme des speed datings, des conférences et des ateliers avec des intervenants.
Socialisation et inspiration : créer un cadre stimulant pour l’échange d’idées et la convergence des talents.
ORGANISATION DES ESPACES
ESPACES DE TRAVAIL ET DE CRÉATION
• Espaces silencieux : dédiés à la concentration et à l’étude individuelle.
• Ateliers collaboratifs : zones pour le travail en groupe sur des projets artistiques ou de design.
• Studios technologiques : équipés d’outils tels que des imprimantes 3D, des tablettes graphiquesou des dispositifs de réalité virtuelle.
• Salle de maquette : dédiée à la création et à la construction de prototypes.
• Bibliothèque numérique : proposant un accès centralisé à des ressources numériques, notamment des bases de données de plans d’édifices fournis par des mairies et des villes.
ESPACES D’ÉCHANGE ET DE PROFESSIONNALISATION
• Espace de monstration et d’échange : pour exposer temporairement les travaux des étudiants et organiser des discussions.
• Salle de conférences : pour accueillir des événements, des speed datings professionnels ou des conférences liées aux métiers de l’art et du design.
• Cabines insonorisées : pour les podcasts, conférences ou appels en visioconférence.
ESPACE DE SOCIALISATION ET D’ANIMATION CULTURELLE
• HUB créatif : lieu de convergence entre les différentes écoles de design, avec une programmation culturelle variée (expositions, conférences, etc.).
• Espace de socialisation : avec des assises confortables et des zones ouvertes pour encourager les interactions informelles.
ESPACES ANNEXES
• Hall d’entrée : accueillant et fonctionnel, comprenant des informations sur les activités du learning center.
• Bureaux : pour l’association en charge de la gestion et de la médiatisation du lieu.
• Sanitaires : accessibles et répartis entre le rez-de-chaussée et le 1er étage.
ÉQUIPEMENTS
MATÉRIEL TECHNOLOGIQUE
• Imprimantes 3D.
• Tablettes graphiques et postes informatiques équipés de logiciels de design.
• Équipements de réalité virtuelle.
MOBILIER
• Assises ergonomiques.
• Postes de travail modulables pour les groupes.
• Zones de détente avec un mobilier confortable.
• Cabines insonorisées : pour un usage individuel ou en petit groupe.
• Ressources numériques : accès à des bases de données spécialisées et à des ressources pédagogiques en ligne.
ORGANISATION DES NIVEAUX
REZ-DE-CHAUSSÉE
• Hall d’entrée.
• Espace d’exposition central.
• Salle de conférences.
• Espace bureau pour l’association.
• Sanitaires.
1ER ÉTAGE
• Bibliothèque numérique.
• Différents espaces de travail :
• Salles de groupes.
• Atelier de maquette.
• Bureaux pour ordinateurs.
• Cabines insonorisées.
• Assises variées.
• Sanitaires.

LOCALISATION
Mon choix est très vite arrêté : Lyon. La troisième plus grande ville de France. Un petit Paris comme les Lyonnais aiment l’appeler. Lyon bénéficie d’un site géographique remarquable dont témoigne le classement du centre historique de la ville par l’UNESCO au titre du patrimoine mondial.
Un territoire ou se mêle qualité et densité. Lyon est constitué d’un patrimoine bâti de plus de 2 000 ans qui participe au rayonnement de la métropole, mais aussi localement la qualité du cadre de vie de ses habitants. La richesse de ce site exeptionnel, la présence d’éléments de patrimoine majeurs (patrimoine religieux, hospitalier, militaire, civil, canut, marchand, industriel ...) et la qualité de son urbanisation font de ce territoire un patrimoine habité.
On observe une prédominance de jeunes adultes : la structure de la population lyonnaise se distingue par une surreprésentation des 20-24 ans, puis des 25-29 ans et enfin des 30-34 ans. Cette spécificité est liée à l’attractivité de Lyon qui polarise massivement les étudiants et les jeunes actifs.
N’importe quel habitant de centre-ville de Lyon pourra vous indiquer que la presqu’île est le meiller endroit où faire les magasins et hesitera entre la rue Mercière et les bouchons du Vieux Lyon pour vous recommander un bon restaurant. On vous dira de prendre le funiculaire pour observer la ville depuis la Basilique de Foruvière, ou d’aller flâner dans les pentes de la Croix Rousse. On vous conseillera aussi, pour faire du sport, d’aller courir sur les quais du Rhône jusqu’au parc de la Tête d’Or.

Lyon, troisième plus grande métropole de France, est une ville à forte attractivité pour les étudiants. Comptant près de 180 000 étudiants et disposant de neuf campus universitaires, elle se distingue par la diversité et la qualité de son offre éducative, qui inclut universités publiques, écoles de commerce, d’ingénieurs, de design, ainsi que des formations d’excellence comme celles de l’Institut Paul Bocuse. Avec un taux de recommandation de 96,77 % parmi les étudiants, Lyon incarne un véritable pôle académique et professionnel.
La métropole s’engage activement dans l’intégration des étudiants et le développement universitaire. Depuis 2010, elle pilote une stratégie visant à mieux insérer les campus dans le tissu urbain, à améliorer les conditions de vie étudiante et à favoriser la recherche collaborative. Cette politique inclut des mesures concrètes, telles que des tarifs préférentiels pour les transports en commun, un pass culture étudiant, et un soutien au tissu associatif local, qui compte près de 70 associations variées.
Outre ses atouts académiques, Lyon offre un cadre de vie exceptionnel. Classée 6e meilleure ville étudiante de France, elle combine une richesse culturelle et gastronomique avec des opportunités de loisirs uniques. Entre ses musées, ses festivals comme les Nuits Sonores ou la Fête des Lumières, et ses quartiers historiques classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, la ville se positionne comme un lieu d’épanouissement pour les jeunes en quête de réussite et d’inspiration. Cette dynamique en fait un emplacement idéal pour accueillir un projet innovant tel qu’un learning center dédié aux arts et au design.
Lyon, en tant que ville étudiante majeure, se distingue par la richesse et la diversité de son offre éducative. Cependant, au-delà des nombreuses universités qui accueillent une grande variété de disciplines, la métropole se démarque également par son dynamisme dans le domaine de l’art et du design. Avec pas moins de cinq écoles de design, auxquelles s’ajoutent les Beaux-Arts de Lyon et d’autres établissements d’enseignement artistique, Lyon concentre un nombre significatif d’étudiants engagés dans des parcours créatifs.
Malgré cette densité, il existe un manque notable d’espaces spécifiquement conçus pour répondre aux besoins des étudiants en art et en design. Contrairement à des initiatives comme le projet de “La Ruche” à l’université Lyon 2, ces écoles ne disposent pas de lieux dédiés qui permettent à leurs étudiants de travailler, de collaborer ou de développer leur créativité dans un cadre adapté. Ce constat met en lumière un besoin
criant d’infrastructures adaptées aux particularités des disciplines créatives.
C’est dans ce contexte que le projet de learning center prend tout son sens. Il vise à combler ce manque en offrant aux étudiants en art et en design un espace hybride et spécialisé, où ils pourront étudier, expérimenter et échanger. Ce lieu deviendra un véritable pôle dédié aux pratiques créatives, tout en renforçant l’attractivité et le rayonnement de Lyon comme ville de design et d’innovation culturelle.

HISTOIRE DU BÂTIMENT

LES ORIGINES DU MUSÉE GUIMET À LYON
En 1876, Émile Guimet, fils de l’inventeur du bleu outremer artificiel Jean-Baptiste Guimet, entreprend un voyage d’une dizaine de mois en Asie, accompagné du peintre Félix Régamey. Ce périple à travers le Japon, la Chine, l’Indochine, l’Inde et Ceylan le pousse à concevoir une institution dédiée à l’étude des religions, en particulier celles d’Extrême-Orient. À son retour, il fonde en 1879 à Lyon un musée qui associe un centre de recherche, une bibliothèque et une école de langues. L’objectif d’Émile Guimet est davantage scientifique qu’artistique. Le musée, inauguré en présence de Jules Ferry, adopte un style architectural néoclassique et s’accompagne d’une importante bibliothèque.
LA TRANSFORMATION EN MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE
Les travaux de transformation, confiés à l’architecte lyonnais Tony Blein, aboutissent en 1913. Le bâtiment agrandi accueille des collections issues du musée Saint-Pierre, dont le célèbre squelette du mammouth de Choulans. Émile Guimet, convaincu par le maire Édouard Herriot, dépose environ 3 000 objets à Lyon, provenant de doublons de son musée parisien. Ainsi, le bâtiment retrouve une partie de sa vocation initiale.
LE MUSÉE D’HISTOIRE NATURELLE ET SON DÉCLIN
Le musée conserve ses collections d’histoire naturelle tout au long du XXe siècle, mais perd ses antiquités en 1969, transférées au musée des Beaux-Arts. Il reste un lieu emblématique, notamment pour l’exposition du mammouth de Choulans. Finalement, en 2014, ses collections sont intégrées au musée des Confluences, marquant la fermeture définitive du muséum Guimet.
UN ÉDIFICE HISTORIQUE ET SYMBOLIQUE
Situé au 28 boulevard des Belges, près du parc de la Tête d’Or, le musée Guimet témoigne des évolutions culturelles et institutionnelles de Lyon. Son histoire reflète les ambitions d’Émile Guimet, passionné d’archéologie et des civilisations asiatiques, ainsi que l’évolution des usages et des besoins muséographiques dans la ville. Ce lieu, chargé d’histoire, continue d’influencer la mémoire culturelle lyonnaise, malgré la disparition de ses collections.
PLUSIEURS OPTIONS ENVISAGÉES
La Ville de Lyon envisage de vendre le Musée Guimet dans le 6e arrondissement, fermé depuis 15 ans. Un scénario qui provoque une polémique au sein même de la majorité municipale. La Ville envisagerait toutefois plusieurs scénarios pour l’avenir de ce musée situé juste en face du parc de la Tête d’Or, sur le boulevard des Belges. Il est aussi envisagé de créer un espace de loisirs, de le gérer via un bail emphytéotique ou de le vendre «au plus offrant » à un acteur privé.
ARCHITECTURE DU MUSÉE
ANALYSE ARCHITECTURALE DU BÂTIMENT
En cas de réhabilitation ou de changement de fonction, plusieurs éléments de cet édifice de 9 000m2 devraient être conservés en raison de leur valeur patrimoniale. Parmi eux figurent les façades de la rotonde, celles donnant sur la rue Morellet et sur la cage d’escalier, ainsi que le châssis de tympan de la porte secondaire rue Boileau. À l’intérieur, il est essentiel de préserver la rotonde, la cage d’escalier, les consoles ornées de motifs décoratifs (masques féminins, cloches, lyres, grelots) dans la grande salle de l’aile Guimet, la salle Géologie et son entrée, le volume et la verrière de la grande salle (ancienne patinoire), ainsi que le garde-corps de sa galerie. De plus, des éléments distinctifs tels que le sol en mosaïque situé près de l’escalier et le tableau des donateurs orné d’hippocampes méritent une attention particulière.
ORGANISATION ET VOLUMES
• Le bâtiment est conçu autour d’une cour centrale, élément structurant qui a évolué au fil du temps, notamment avec l’ajout d’une verrière après la transformation en patinoire.
• La rotonde, point focal du bâtiment, incarne une architecture monumentale et symbolique. Elle s’élève sur trois niveaux avec un dôme en zinc, mettant en valeur son importance dans l’ensemble.
• L’aile Guimet, plus fonctionnelle, est caractérisée par des volumes simples mais bien proportionnés,
correspondant à son rôle initial de musée.
MATÉRIAUX ET STRUCTURE
• L’utilisation de la pierre de taille pour le rez-de-chaussée et la rotonde confère un aspect solide et prestigieux.
• La charpente métallique de la grande salle (ancienne patinoire) est un exemple d’innovation technique de l’époque, permettant de couvrir une grande surface sans supports centraux.
• Les tuiles plates mécaniques des toitures et les ornements en fonte témoignent du savoir-faire local.
DÉCOR ET ORNEMENTS
• La façade de la rotonde et de l’aile Guimet présente des détails soignés, avec des consoles sculptées représentant des masques féminins, lyres et grelots, reflétant à la fois l’esthétique et la fonction initiale du lieu.
• Le garde-corps en fer forgé de la galerie de la grande salle ajoute une touche d’élégance à cet espace monumental.
• Le sol en mosaïque et le tableau des donateurs orné d’hippocampes enrichissent les espaces de détails artistiques subtils.
• La verrière de la grande salle, suspendue à une charpente métallique, est un exploit technique de l’époque. Bien qu’elle ait été modifiée dans les années 1960, elle reste un élément clé du bâtiment.
RELATIONS AVEC SON ENVIRONNEMENT
• Situé sur un terrain triangulaire près du parc de la Tête d’Or, le musée établit un dialogue visuel avec son environnement. Sa position stratégique sur le boulevard des Belges met en valeur la rotonde, conçue pour être un point de repère architectural.

Le musée Guimet, avec sa structure complexe et son riche décor, illustre la transition entre une architecture monumentale classique et les innovations techniques de la fin du XIXe siècle. Il reflète à la fois les ambitions scientifiques et culturelles de son fondateur et les transformations sociales et urbaines de son époque.

